Bébés papillons bébés nés sans vie

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 ma deuxième "fausse couche" Chloé

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Isis
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MessageSujet: ma deuxième "fausse couche" Chloé   Mar 16 Mai - 10:45

Chloé

En janvier 2004, nous décidions de refaire un enfant. Au mois de juillet, j'étais enceinte d’un mois. Le début de cette grossesse a été très difficile. Au mois d'août j'étais hospitalisée quelques jours parce que j'avais perdu une dizaine de kilos, mais tout est vite rentré dans l'ordre et j'ai pu me ré alimenter normalement. Dès la première visite chez le gynéco, nous avions demandé pourquoi j'avais fait une fausse-couche 2 ans plus tôt. Il m'a dit que la nature en avait décidé autrement, le bébé n'aurait pas vécu. Dès le début de cette grossesse, j'ai pris d'énormes précautions. A la fin du mois d'octobre, après une journée passée avec des contractions, nous nous rendons à l'hôpital. Jamais nous n'aurions pensé que le sort allait encore s'acharner sur nous.
Mercredi 20 octobre 2004.
Il est presque 20h quand je demande à Guillaume de m'emmener à l'hôpital. On arrive aux urgences, on me dit de monter au 3ème en gynéco. L'infirmière qui m'accueille est celle qui était là le mois dernier quand je me suis faite hospitaliser. On se reconnaît tout de suite. Je m'assois sur une chaise. Au bout de 5 min, on me dit de descendre au CPG. Le docteur A.G. est de garde ce soir-là. Elle me reçoit, écoute le cœur du bébé et me dit que tout va bien. OUF..., quel soulagement ! Elle m'ausculte, j'ai l'impression qu'elle me fouille de l'intérieur, c'est trop long..., qu'est ce qu'elle cherche ?
Elle me dit qu'elle a une mauvaise nouvelle, elle sent la poche des eaux, l'utérus est ouvert, le col effacé. Qu'est ce que ça veut dire ? A ce moment, je ne comprenais pas grand chose, juste que c'était mauvais signe !
Je demande si on peut me mettre un cerclage. Elle me dit que c'est trop tard. Ensuite tout ce passe très vite. On me monte en gynéco dans une chaise roulante. On m'installe dans une chambre où il y a déjà deux autres personnes. Moi je pleure et elles me regardent comme une bête curieuse...
Je ne veux pas être avec elles !
On me pose une perfusion et on m'interdit de me lever, de boire et de miam. "Ca peut se passer cette nuit." Mais de quoi elle parle ?
Je me retrouve un instant toute seule et je commence à comprendre : JE VAIS PERDRE MON BEBE.
On m'installe dans une chambre où je serai seule, en maternité, à côté des mamans qui tiennent leur bébé dans leur bras et qui crient la vie.
Le docteur G. parle longuement avec nous, mais je n'entends rien...
Guillaume restera toute la nuit à mes côtés. Le lendemain matin vers 7h, il rentre à la maison me laissant seule.
Une sage-femme vient me chercher. Le docteur S. m'ausculte et il a le même diagnostic : "On attend." mais quoi ?
L'après midi, mon gynéco vient me voir. Je vois dans ses yeux qu'il est désolé. Il ne sait trop quoi dire, des banalités, "On attend."... Longue journée puis une nuit blanche. Vendredi matin, mon gynéco me voit et me dit que j'ai une poche en sablière. Qu'est-ce-que ça veut dire ?
Il me demande ce que je veux faire. Je ne sais pas moi... Attendre, mais l'issue sera fatale. Non ! Je veux que tout se finisse le plus vite possible, j'en peux plus !
Mais mon gynéco ne veut pas. Il me dit qu'on peut tenir longtemps comme ça, une infime lueur d'espoir, il ne veut pas faire accélérer les choses. La sage-femme m'envoie une psychologue. En parlant avec elle, je me rends compte que je ne comprends pas tout ce qui m'arrive. Elle va chercher une sage-femme qui vient tout nous expliquer : une femme enceinte a un utérus fermé, le mien s'est ouvert, je pourrais continuer ma grossesse en étant alitée, mais chez moi la poche des eaux descend dans le vagin et j'ai quelques contractions. Tout s'effondre, et c'est seulement à ce moment là que j'ai réalisé que l'on ne me fera pas de curetage, mais que j'allais devoir accoucher par voie basse. Voilà ce que les médecins attendaient, que l'accouchement commence.
L'après midi, le docteur S. me dit que si rien ne se passe avant demain, on me fera un déclenchement, et je devrais accoucher d'un bébé qui sera trop petit pour vivre.
Le lendemain matin, je suis aux toilettes, et je sens la poche des eaux sortir de mon vagin. Je sonne. On me met en salle d'accouchement. Je suis allongée et j'attends. On vient me voir. Je ne sais pas trop à quoi m'attendre. Au bout d'une heure, je commence à avoir des contractions assez douloureuses, mais il faut encore attendre. Une élève sage-femme amène de la tisane à Guillaume, et moi j'attends. J'ai l'impression de vivre ce moment toute seule. Guillaume réagit comme si j'allais mettre un enfant à terme au monde, ...
La poche des eaux se rompt. Je ne veux pas. Je veux garder mon bébé dans mon ventre. J'ai mal, horriblement mal. Il faut que je pousse. Je sens quelque chose sortir de mon corps. Il s'agit de mon bébé et je pleure. On me dit que c'est une fille. On me propose de la voir, mais je refuse. Je ne peux pas. C'est au-dessus de mes forces. On me dit qu'elle pèse 220 grs, c'est quoi 220 grs ?
Il faut encore que je pousse pour faire sortir le placenta, mais ils ne sont pas sûrs qu'il soit sorti entièrement, alors on m'annonce qu'on va me faire un curetage. Le docteur S. vient me voir et me demande si je veux voir ma fille. Je lui dis que non. Il me dit que je ne dois pas avoir peur de son aspect physique, elle ressemble à un bébé.
Je change d'avis et je décide de voir ma petite fille. On me ramène un drap vert, mais où est-elle ? A l'intérieur, camouflée. Je la vois et je pleure. Tu es si petite ma Chloé. Je n'ai passé que quelques minutes avec ma fille. J'ai juste eu le temps de la voir, de l'effleurer du bout des doigts, de lui dire que je l'aime et ils sont revenus la chercher. J'ai essayé de la retenir mais ils l'ont arrachée de mes bras. Je n'ai plus eu la force de la retenir. Peut-être était-ce mieux comme ça parce que je ne sais pas si j'aurais eu la force de la rendre. Je voulais la garder au creux de mes bras pour toujours. Quelques instants magiques avec toi. J'aurais aimé que ton père soit là, tu lui ressemblais déjà tant.
On me remmène en salle d'op. On me met un bonnet sur la tête, des électrodes sur la poitrine.
Les jambes écartées, je sens quelque chose de froid sur mon ventre. Le masque à oxygène sur le nez, je sais ce qu'il va se passer. Mon bras me pique, je m'endors…
Je me réveille, pendant une fraction de seconde j'étais bien, j'ouvre les yeux, NON, ce n'était pas un cauchemar. J'ai quelque chose dans le nez, des fils partout, une machine suit mon rythme cardiaque. D'après ce que dit l'infirmière, il est trop calme. Je dois encore rester une heure en salle de réveil. On me parle mais je n'entends rien. J'ai ton visage dans la tête, dans le cœur. Je me décompose. On me donne des médicaments, une nouvelle perfusion. Je ne sens plus rien, je ne ressens plus rien, je ne suis même pas triste. On m'a enlevé toute sensation, je veux être triste !
On me remet dans une chambre en gynéco. Maman et Guillaume sont là. La journée se passe, je ne sens plus rien, je ne verse pas une larme, c'est pas normal, je m'en veux de ne pas pleurer.
Le lendemain, j'ai le droit de rentrer à la maison. L'après-midi, je suis seule avec le chien. Guillaume travaille.
Et c'est seule que je pleure, ma petite Chloé.
Finalement la journée se passe et toutes les autres depuis ce jour.
Je donnerais tout pour te garder dans mon ventre, te prendre dans mes bras. Ma douce, ma belle Chloé.
Par la suite, nous avons pu donner un nom à ce qui nous nous arrivait : j'ai une béance du col. Mes enfants étaient normaux, il n'y avait aucun problème génétique. Chloé souffrait simplement d'in pied bot.
J'apprenais aussi, par la suite, qu'aucune de mes grossesses ne se déroulerait normalement. Il faudra me poser un cerclage et vivre constamment avec l'inquiétude de mettre au monde un enfant prématuré.


Isis
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MessageSujet: Re: ma deuxième "fausse couche" Chloé   Mar 16 Mai - 11:14

tu soulèves plusiseurs points


Arrow le pb lorsque c'est une première grossesse et que l'on ne s'affole pas en pensant que c'est normal!!

Arrow l'incompétence des médecins à t'expliquer clairement ce qui t'arrive et à mettre des mots..
Arrow le fait d'accoucher d'un enfant non viable ou dcd.. chose inimaginable pour le commun des mortels

Arrow et l'importance de dire aurevoir a son enfant de le prendre et de le toucher....

Arrow enfin la prise de consience que pour certaines les grossesses sont pathologiques et doivent être très medicalisé et que malheureusement ils faut avoir eu des drames pour être mieux suivie...
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ma deuxième "fausse couche" Chloé
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